03/09/2006

On change le modèle et on gagne plein de sous...

Bien sur Myspace est devenu célèbre. Pratique, social, curieux et puis cette base de données musicales... Imperssionnante. Voici une dépêche Reuters qui nous explique la nouveauté. C'est le web en plein dedans. On se faiot connaitre, on offre un service hallucinant, gratuit. Et puis Hop, on lance une vaste opé&ration commerciale alors que les clients sont pratiquement déjà acquis?... En plus de l'action de Universal (on en reparlera, ca part dans tous les sens en ce moment). Est-ce plus mal?

MySpace vendra la musique de 3 millions de groupes indépendants

NEW YORK (Reuters) - Le site communautaire MySpace, très populaire parmi les adolescents, a annoncé son intention de faire son entrée sur le marché de la musique numérique en vendant les chansons de plus de trois millions de groupes indépendants n'appartenant pas aux catalogues des grandes maisons de disques.

MySpace, dernière compagnie en date à s'attaquer à un marché largement dominé par le magasin en ligne iTunes d'Apple, pourra compter dans sa tentative sur deux éléments de poids dont ne bénéficient pas ses rivaux: il peut à la fois se prévaloir de compter 106 millions d'utilisateurs et de bénéficier de l'appui de sa maison-mère, News Corp.

"L'objectif est d'être l'un des plus gros magasin de musique en ligne existant actuellement sur le marché", a déclaré à Reuters Chris DeWolfe, l'un des co-fondateurs de MySpace.

Selon Hitwise, MySpace.com est devenu l'année dernière le site internet le plus visité par les internautes américains, principalement par des adolescents et de jeunes adultes, qui l'utilisent pour des rencontres virtuelles et des échanges de musique et de photographies.

D'ici à la fin de l'année 2006, affirme DeWolfe, MySpace offrira la possibilité à plus de trois millions de groupes de musique indépendants n'ayant pas signé de contrats avec une maison de disques de vendre leur musique en ligne.

Les chansons pourront être vendues sur les pages que les groupes possèdent sur MySpace ou sur celles des fans, au format MP3, qui présente l'avantage de ne pas être protégé par un copyright et d'être compatible avec une grande majorité des baladeurs numériques, dont l'iPod d'Apple, qui domine nettement le marché.

Les groupes décideront eux-mêmes du prix de leurs chansons et devront payer une commission à MySpace pour chaque titre vendu, a indiqué Rusty Rueff, directeur général de Snocap, société qui sera chargée de la gestion de la plate-forme de commerce électronique utilisée par MySpace.

Snocap, fondée par le créateur de Napster, Shawn Fanning, fournit des services de gestion des droits d'auteurs et des licences numériques.

Rueff a précisé que le montant de cette commission n'avait pas encore été fixé.

MySpace a précisé travailler avec PayPal, une filiale d'eBay, pour son système de paiement en ligne.

MARCHÉ EN EXPLOSION

Selon DeWolfe, MySpace "perfectionnera et personnalisera" son magasin de musique en ligne à mesure que le service sera amené à évoluer, avec pour objectif à terme d'y proposer des chansons des grandes maisons de disque protégées par copyright.

"Je ne pense pas que les grandes maisons de disque soient intéressées par une distribution de leurs chansons sans protection des droits de copie avant très longtemps", tempère David Card, analyste chez Jupiter Research.

En dépit du silence de DeWolfe au sujet d'éventuelles discussions avec des maisons de disques, une source au fait du dossier a indiqué que EMI était entré en pourparlers avec MySpace. EMI n'a pas souhaité commenter cette information.

EMI, Universal Music, de Vivendi, Warner Music et Sony BMG détiennent environ 75% du marché de la musique grand public. La plupart de cette offre musicale est déjà disponible, comme outil de promotion et à l'écoute uniquement, sur MySpace.

Le secteur de la musique numérique est celui qui connaît actuellement la plus forte croissance au sein de l'industrie du disque. Selon le cabinet d'études NPD Research, 70% de ce marché est contrôlé par le magasin iTunes d'Apple, dont la compatibilité n'est totale qu'avec le baladeur numérique iPod, d'Apple également.

Ce marché est entré en ébullition au cours des dernières semaines avec les rumeurs d'arrivée de nouvelles compagnies.

La société SpiralFrog envisage de lancer un service gratuit de téléchargement de musique financé par la publicité avant la fin de l'année. Elle a déjà conclu un accord avec Universal Music.

Microsoft prévoit quant à lui de commercialiser d'ici la fin de l'année également un baladeur numérique baptisé Zune, destiné à concurrencer l'iPod d'Apple. Ce baladeur fonctionnera de pair avec un magasin de musique en ligne similaire à iTunes.

09:48 Écrit par J dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : myspace, business |  Facebook |